Dans cette petite présentation de quelques indicateurs d’opportunités d’affaires au Cameroun, nous avons retenus :

  • les produits les plus importés au Cameroun en 2017, selon un rapport de l’Institut national des statistiques (INS) ;
  • les activités économiques les plus rentables, selon “la banque des données économiques et financières des entreprises au Cameroun en 2014” de l’INS ;
  • les types d’entreprises ayant connu un grand développement, selon la “Note des principaux résultats du 2ème Recensement Général des Entreprises” ;
  • et enfin les villes ou l’activité économique semble bien se développer.

Ces indicateurs, bien que n’étant pas suffisamment représentatif pour certains, constituent néanmoins une base intéressante qui peut inspirer une idée de démarrage de projet.

Présentation de quelques indicateurs d’opportunités d’affaires au Cameroun :

1) les produits les plus importés au Cameroun :

Selon les statistiques de l’INS de 2017, les importations du Cameroun se sont chiffrées à 2 971,4 milliards de FCFA pour 7,6 millions de tonnes de marchandises. Par rapport à l’année 2016, ce chiffre est en baisse de 3,8 % en valeur et 4,8% en quantité.

Près de la moitié de ces chiffres concerne les produits alimentaires, notamment les poissons et crustacés (3,9%), les céréales (10,1%) dont le riz (6,2%) pour lequel la quantité importée est toujours croissante. Pourquoi ces importations ? Evidemment pour résorber les déficits de production. Autrement dit nous ne produisons pas assez, pourtant les multiples potentiels du Cameroun sont reconnus.

Il y a donc ici une véritable opportunité d’activité économique rentable pour les passionnés de l’entrepreneuriat et particulièrement de l’agro pastorale, dans les filières de la pisciculture et de la culture des céréales.

Comme exemple dans la filière piscicole, la production de poissons frais peut se faire hors sol, dans des bacs avec un coût d’investissement très compétitif. Ces bacs peuvent être en béton, en bois, en plastique, en d’autres matériaux locaux comme illustré sur la photo ci-dessous.

De même aujourd’hui, la culture de riz peut se pratiquer en terre ferme. Le riz produit au Cameroun hors marécage est de en plus présent sur le marché. Ce riz semble être de bonne qualité, ce qui justifie son prix de vente élevé.

2) les activités les plus économiquement rentables :

Il s’agit de la rentabilité selon l’Excédent Brut d’Exploitation (EBE). Qu’est-ce que c’est ? Pour faire simple, l’excédent brut dexploitation est un indicateur important qui permet d’avoir un aperçu de la rentabilité économique générée par l’entreprise grâce à son activité courante. Cette rentabilité est exprimée en pourcentage (%). Plusieurs méthodes de calcul, que nous ne ferons pas ici, permettent de l’obtenir. Pour en savoir davantage consultez cette page.

Dans le document intitulé “la banque des données économiques et financières des entreprises au Cameroun“, publiée par l’INS, les 18 branches d’activités les plus rentables en 2013, 2014 et 2015. Les chiffres entre parenthèses sont les taux de rentabilité exprimés en pourcentage (%), respectivement pour les années 2013, 2014 et 2015.

Ces activités sont :

a) Commerce de gros et de détail et réparation de véhicules (25,2 111,6 112,0)
b) Sylviculture et exploitation forestière (2,2 44,4 85,6)
c) Fabrication de produits à base de céréales (17,4 110,8 79,5)
d) Industries du bois sauf fabrication des meubles (7,5 17,4 49,5)
e) Hébergement et restauration (6,4 -4,0 44,6)
f) Activités financières et d’assurance (21,5 36,7 39,0)
g) Production et distribution d’eau, assainissement et traitement de déchets (14,2 1,6 36,6)
h) Construction (10,5 14,3 32,6)
i) Industrie du cacao, du café, du thé et du sucre (12,9 31,3 28,0)
j) Activité d’information et de télécommunications (18,2 30,9 27,8)
k) Transport et entreposage (-2,7 26,4 23,5)
l) Industrie de boissons (8,2 26,6 22,6)
m) Fabrication de produits minéraux non métalliques (8,6 10,8 22,3)
n) Travail des grains et fabrication des produits amylacés (8,5 31,7 19,9)
o) Fabrication de produits chimiques et pharmaceutiques (15,5 34,9 17,3)
p) Industrie des oléagineux et d’aliments pour animaux (1,97 21,4 17,2)
q) Industrie du lait, des fruits et légumes et des autres produits alimentaires (15,5 26,0 15,1)
r) Industries du textile et de la confection (5,4 16,7 14,2).

Ce classement nous permet d’avoir une idée des activités économiquement rentables et une idée sur le taux de rentabilité.

3) les types d’entreprises ayant connu un grand développement :

Selon la “Note des principaux résultats du 2ème Recensement Général des Entreprises“, le tissu productif est marqué par la prédominance des Très Petites Entreprises (TPE) et Petites Entreprises (PE), encore appelées entreprises individuelles, qui représentent 98,5% de l’ensemble des entreprises. Ce chiffre va croissant pendant que le nombre de Moyennes Entreprises et Grandes Entreprises va décroissant.

Il faut noter qu’il y a une relation entre les types d’entreprises, le chiffre d’affaires, les contraintes de la gestion et la fiscalité. Il est donc important de bien choisir le type d’entreprise  qui portera l’activité pour prévoir et budgétiser les charges fiscales inhérentes à celle-ci. A ce sujet, vous pouvez lire cet article.

Ce engouement dans la création d’entreprises individuelles, de petites tailles, réside dans la recherche des marchés publics passés en gré à gré (de moins de cinq millions), la fuite, par les promoteurs, des charges liées au fonctionnement des grandes entreprises, notamment les contraintes de gestion et de fiscalité. Nous pouvons relever notamment l’obligation de la tenue de la comptabilité conforme au système OHADA,  l’obligation du payement de la TVA, de l’impôt sur les sociétés, …etc. Pour en savoir davantage sur les types d’entreprises par taille et leur régime d’imposition cliquez sur ce lien.

En conclusion, on peut constater que les activités portées par les entreprises individuelles réussissent mieux que les celles portées par les Moyennes et Grandes Entreprises. Il vaut donc mieux commencer petit pour grandir ensuite.

4) les villes où l’activité économique semble bien se développer :

Toujours Selon la note du 2ème Recensement Général des Entreprises (RGE) au Cameroun, les entreprises ont une “propension élevée à s’installer

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